" BAILIEVRE "

 

 

étude de géographie locale.

 

Ce document est la réédition de mon mémoire de fin d'études, à l'Ecole Royale Militaire, écrit en septembre 1960, il y a donc plus de 50 ans.

 

Cette réédition conserve le texte original. Elle est enrichie de photos récentes et de nouvelles cartes mais aussi de quelques commentaires là où l'actualité le commande.

 

 

Je ne suis pas né à Bailièvre, mais j'y ai passé toute mon enfance et mon adolescence.

 

 

Mes parents y ont exploité une ferme, jusque dans les années '70, et mon père y fut échevin.

 

 

Même si je n'y vais plus que rarement, je reste très attaché à ce beau petit village.

 

 

 

Yvon Mahieu

 

Rappelons que ce document a été écrit en .................. septembre 1960

 

Géographie & Histoire, ........... à partir de nos villages, de nos provinces.

Point n'est besoin de chercher loin, .....

 

......la surprise, l'originalité et la découverte sont à portée de promenade.

Ce qui n'empèche ni la réflexion, ni même la méditation !

 

 

 

 

A propos d'un bout de la frontière franco-belge, immuable depuis 2000 ans

Autre sujet de géographie locale, près de la "frontière immuable",

 

Bailièvre, dans la Botte du Hainaut

 

 

 

Géologiquement, Bailièvre est situé sur le flanc sud du synclinorium de Dinant, dont les couches monoclinales s'allongent d'Est en Ouest, avec une inclinaison moyenne de 45° vers le sud. Nous y rencontrons du sud au nord, successivement la partie supérieure du Givétien, les deux étages du Frasnien et la base du Famennien. Le terrain y est, par conséquent, alternativement calcaire et schisteux au sud, schisteux avec début d'apparition gréseuse vers le nord.

 

Le relief est l'élément physique prépondérant. Il détermine le compartimentage suivant : au sud, un plateau calcaire sur le Givétien; au contre, une dépression creusée dans les schistes Frasniens mais ridée de collines calcaires; enfin, au nord, une autre vallée, de schistes fammeniens, séparée de la première par une colline à tendance gréseuse. L'hydrographie est fonction du sous-sol : les zones calcaires alimentent les sources où naissent les ruisseaux : la Heppe et ses affluents dans la première vallée, le Rieu Teron dans la seconde, lesquels ont modelé le relief. Les étangs ne sont pas inconnus et l'écoulement des eaux doit s'accomoder des obstacles morphologiques.

 

Le sol, tributaire de la nature des roches y détermine à son tour la revêtement botanique : prairies sur les schistes le plus souvent, prairies et terres sur les calcaires, sauf le cas ou les reliefs accentués réclament une couverture forestière. Celle-ci se retrouve également sur les schistes gréseux du famennien en une plus grande étendue, formant le bois communal. La chasse trouve, sur ces sols différents et dans cette flore variée, de larges possibilités.

 

 

Le texte intégral du mémoire est accessible par les liens dispersés dans la synthèse ci-dessous et dans le menu ci-dessus.

 

Bailièvre est situé en Ardenne, mais plus précisément en Famenne, mieux encore en Fagne. Regardons la carte ci-dessus, l'Entre-Sambre-et-Meuse s'y dessine nettement.

 

La frontière occidentale avec la France y est très dentelée; au nord-est de Chimay, elle forme une boucle convexe vers l'intérieur de notre pays. La commune de Bailièvre s'adosse à la partie méridionale de cette boucle. La carte nous le montre, le village se développe autour d'un rectangle, formé par les méridiens 7°1 et 8°1 de longitude ouest de Bruxelles et les parallèles 50°41 et 50°51 de latitude nord.

 

L'Ardenne. est une région au sous-sol primaire très plissé. L'altitude n'y est guère inférieure à 200 mètres et détermine collines et dépressions, parallèles à la Sambre et à la Meuse. Son sol est, suivant l'endroit, siliceux, argileux ou calcareux. Le climat y est influencé défavorablement par l'altitude et par l'éloignement. Sa population clairsemée s'occupe surtout d'agriculture et d'exploitation forestière: elle a le caractère de sa vie: dure mais calme.

 

 

Au point de vue humain, remarquons d'abord la disposition, sur les zones de relief, du réseau routier et des quartiers habités. Les terrains avoisinnants, à tendance marécageuse, sont laissés aux prairies. Celles-ci forment l'essentiel de la surface agraire dont l'exploitation est, elle-même, l'occupation principale des habitants. L'exploitation forestière est loin d'être négligeable. D'autres parties du cadre naturel, carrières, cours d'eau, ont aussi subi des modifications.

 

Si les agriculteurs sont la majorité, n'oublions pas toutefois les ouvriers travaillant à l'extérieur du village, les artisans, employés et commerçants. La Commune, vu ses ressources,équilibre facilement son budget. La vie à Bailièvre est calme et paisible, presque monotone; épinglons simplement les fètes annuelles qu'animent la jeunesse et les sapeurs-pompiers.

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